Note éditoriale, 7 août 2026 : La page originale reproduisait la majeure partie d’une tribune de Daniel A. Bell publiée dans le Wall Street Journal le 14 juillet 2017, sans lien source direct. Elle intégrait également une photo du Wall Street Journal par lien externe et ajoutait une discussion anonyme comportant noms d’utilisateur, insultes, stigmatisation du handicap, détails personnels et promotion sans rapport. Cette version remplace le texte copié par un résumé attribué et ajoute les distinctions juridiques nécessaires au débat.
L'argumentation de Bell en 2017
Bell, un universitaire né au Canada qui se présentait comme résident permanent chinois, soutenait que l'identité chinoise devait être ouverte aux personnes qui apprennent la langue, s'identifient à la culture chinoise et participent à la société chinoise, indépendamment de la race ou de l'ascendance qu'on leur attribue. Il opposait cette conception culturelle à ce qu'il considérait comme une tendance moderne à traiter le caractère chinois comme une catégorie raciale.
Il s'est appuyé sur des épisodes choisis de l'histoire chinoise et a proposé une politique d'immigration plus ouverte et fondée sur le mérite. Ces interprétations historiques, le lien qu'il établit entre puissance nationale et ouverture, ainsi que sa proposition politique constituent les arguments de Bell. Ces archives ne les présentent ni comme un récit établi de l'histoire chinoise, ni comme une preuve de ce que les Chinois pensent collectivement.
Le titre « Pourquoi tout le monde peut être chinois » exprime une aspiration à l’appartenance culturelle et sociale. Il ne décrit ni un droit légal, ni une voie automatique vers la nationalité, ni une règle obligeant une autre personne à accepter une étiquette identitaire.
Les sens différents ne doivent pas être confondus
- Nationalité et citoyenneté : L'article 33 de la Constitution prévoit que toute personne possédant la nationalité de la République populaire de Chine est citoyenne de la République populaire de Chine.
- Résidence permanente : Il s’agit d’un statut d’immigration détenu par un ressortissant étranger. Il permet une résidence indéfinie selon les règles applicables, mais ne constitue ni la nationalité ni la citoyenneté chinoise.
- Origine ethnique et héritage : Ces éléments concernent l’ascendance, la communauté et les appartenances héritées ou choisies. L’apparence seule ne permet pas d’établir la nationalité, la culture ou l’identité préférée d’une personne.
- Culture et appartenance : La langue, la pratique, les relations, la participation et l’auto-identification peuvent créer un véritable sentiment d’appartenance sans modifier la nationalité juridique.
- Reconnaissance sociale : La façon dont les autres étiquettent une personne peut différer de son statut juridique ou de la manière dont elle se définit. Un essai ou un fil de commentaires ne peut trancher cette question sociale pour tout le monde.
La résidence permanente n'est pas la nationalité
L’ancienne page est passée trop rapidement de la résidence permanente de Bell à la citoyenneté. L’Administration nationale de l’immigration définit la résidence permanente comme le statut de séjour d’un ressortissant étranger sans limitation de durée. Son titulaire reste un ressortissant étranger et utilise un passeport valide ainsi que la carte d’identité de résident permanent étranger pour entrer et sortir du pays.
La résidence permanente peut conférer des droits étendus en matière de séjour, de travail et de services, mais elle ne transforme pas son titulaire en ressortissant chinois. La naturalisation fait l'objet d'une procédure de demande et d'approbation distincte.
Le mariage ne confère pas automatiquement la nationalité chinoise
La tribune copiée indiquait qu'il était possible d'obtenir la citoyenneté en épousant une personne chinoise. Cette formulation est incomplète. L'article 7 de la loi sur la nationalité indique qu'un ressortissant étranger ou un apatride disposé à respecter la Constitution et les lois chinoises peut demander la naturalisation s'il est un proche parent d'un ressortissant chinois, s'il s'est établi en Chine ou s'il possède d'autres motifs légitimes. Une approbation est nécessaire ; le mariage ne confère pas à lui seul la nationalité.
Les articles 3 et 8 disposent que la Chine ne reconnaît pas la double nationalité pour un ressortissant chinois et qu'un demandeur dont la naturalisation est approuvée ne peut pas conserver une nationalité étrangère. Les instructions de demande de l'Administration nationale de l'immigration exigent également une déclaration écrite et des pièces justificatives. Le droit de déposer une demande ne constitue pas une promesse d'approbation.
Comment écrire précisément sur l'identité
- Utilisez le statut juridique exact lorsque vous parlez d’un droit, d’un document, d’une demande ou d’une procédure gouvernementale.
- Ne déduisez pas la nationalité ou le statut migratoire de l'apparence, du nom, de la langue, de l'ascendance, des vêtements ou d'une pratique culturelle.
- Respectez la manière dont une personne décrit son identité tout en reconnaissant que l'auto-identification et la nationalité juridique répondent à des questions différentes.
- Lorsqu’un terme tel que « chinois » peut désigner la nationalité, l’origine ethnique, le patrimoine, la culture, la géographie ou l’appartenance, précisez le sens voulu.
- Considérez les affirmations générales sur l’ouverture historique, les attitudes modernes ou une population entière comme des arguments nécessitant des preuves, et non comme des définitions.
Commentaires, confidentialité et médias
Le fil de commentaires anonymes n'était pas une enquête représentative et n'apportait aucune preuve fiable sur le droit ou la fréquence d'une opinion. Les noms d'utilisateur, les histoires personnelles, les étiquettes hostiles, une insulte validiste, les affirmations spéculatives, les liens promotionnels et les appels à l'action sans rapport ont été supprimés plutôt que traduits dans chaque langue.
La page importée utilisait directement une photo de Bell avec des étudiants, créditée à Wang Pei et au Wall Street Journal. ExpatRights ne conservait aucune licence ni autorisation originale de reproduction ; la photo a donc été supprimée. Aucun autre document photographique, sonore ou vidéo n'était présent.
Sources
- Daniel A. Bell, « Why Anyone Can Be Chinese », Wall Street Journal, 14 juillet 2017
- Administration nationale de l'immigration : Loi sur la nationalité de la République populaire de Chine
- Administration nationale de l'immigration : instructions pour demander la naturalisation
- Administration nationale de l'immigration : règlement sur la résidence permanente des ressortissants étrangers
- Constitution de la République populaire de Chine, article 33
